Sur la route de Bamako
Salut à vous
Comme prévu nous sommes arrivées sans encombre à Boujdour après une bonne balade sur une route en très bon état, en longeant l’Océan au large si l’on
avait été plus haut on aurait pu voir les Canaries tellement le temps était clair. Les contrôles routiers sont de plus en plus fréquents et un peu pointilleux à l’arrivée à Boujdour, à croire que
le boxer ancien panier à salade reconverti est encore reconnaissable, pourtant tous les décalcomanies sont enlevés même la sirène (dommage).
Le Mitsu s’est apparemment fait une nouvelle jeunesse, il tient la cadence sans broncher, hormis quelques petits bruits parasites du côté des freins, mais rien de grave.
On descend à l’hôtel MADES, qui depuis la dernière fois où j’y ai dormi s’est quelque peu décati, l’unique douche pour l’étage nous dispense qu’un maigre filet d’eau tiédasse, on verra demain pour la douche. Par contre, les prix sont identiques, le Maroc serait’ il à l’abri de l’inflation ? le gazole ici se paie à 5O centimes d’€uro. Le soir petit repas dans un resto en face, le seul qui n’ait pas la télé. C’est grande soirée de foot et l’ambiance est au top, les supporters du Réal sont d’un côté de la rue, ceux d’Almeria de l’autre. On aura droit aussi à un Barça contre je ne sais quelle équipe, la soirée est chaude malgré le vent violent qui souffle et qui rafraîchit sérieusement l’atmosphère au point que l’on a remis les polaires.
Plusieurs routards sont à l’arrêt pour la nuit, une équipe descend un bus vers la Guinée Bissao, il y a aussi des Corses qui eux vont je ne sais où.
Levés de bonne heure et de bonne humeur, on enfile nos polaires en même temps qu’un café Chocolatine, car la nuit à été fraîche et le soleil a du mal à percer ça nous annonce un vent de sable en fin de matinée, ça n’a pas raté ! Heureusement cela n’a duré que peu de temps. Dernier contrôle à l’entrée de Dakhla, la visibilité n’est pas très bonne, dommage pour Jaky et jean Pierre, ils n’auront qu’une vue tronquée de la magnifique baie de Dakhla.
On s’est arrêté à Dakhla car l’on doit y récupérer la caution que l’on a dû verser à Ceuta pour le matériel embarqué dans le fourgon. On trouve l’administration des douanes, à l’intérieur pas mal de monde mais personne ne s’occupe de nous, on est plantés à l’accueil la casquette du factionnaire posée sur le comptoir, mais point de factionnaire, afin de ne pas semer le désordre on attend patiemment. Au bout d’une dizaine de minutes le voilà qui arrive, on explique notre cas, il a l’air embarrassé, ne sait pas quoi nous répondre : faut voir le chef. Justement il passe par là, il nous explique de suite qu’il ne peut rien faire, "il faut régler ça à la frontière car ici, même s’il y a un bureau marqué caisse, on n’a pas de fonds pour vous rembourser".
Bon, demi-tour droite on revient aux voitures, ça sent le coup fourré, j’ai l’impression qu’on est pas près de récupérer notre caution, Inch Allah, on verra bien.
Pour le moment l’urgence est de changer un peu de fric pour pouvoir continuer demain sur la dernière station avant la frontière où l’on passera la nuit.
On a décidé de zapper Nouadhibou (tant pis pour les langoustes), si le passage de la frontière prend plus de temps que prévu, on stoppera à Nouadhibou (NDB pour les initiés) sinon on descendra directement à Nouakchott (NKTT toujours pour les initiés).
A NKTT nous attend Jean Jacques qui a pris du retard à l’allumage, cause bronchite carabinée, il aura quand même visité l’hôpital de Saint-Girons et celui de Saint-Gaudens où, d’après ses dires, il a été « coucougné » comme il se doit par le personnel. Comme quoi il faut laisser vivre les petits hôpitaux de campagne ... n’en déplaise à la mère bachelot.
Si notre programme tient vous aurez des nouvelles mercredi ou jeudi, c’est selon à moins que la Wifi ait envahi la Mauritanie mais ça m’étonnerait !