Sur la route de Bamako
Salut a vous
Après Safi descente pépère vers Essaouira en passant pas la route côtière. La route traverse
une zone industrielle entièrement vouée à la chimie du phosphate, et oui on n’est pas au Maroc pour rien et L’OCP (Office Chérifien du Phosphate) y exploite de gros gisements notamment dans le
Sahara Occidental à Boukra, il faut donc transformer tout ça en acide phosphorique et autres produits. Ensuite la route s’élève doucement surplombant l’océan à travers un paysage vallonné riche
en culture et élevage. Les paysages sont magnifiques et l’océan assez agité nous offre de splendides vagues à faire baver le premier surfeur venu. Quelques carcasses de bateau en décomposition
jonchent les plages du littoral, c’est un spectacle habituel et nous continuerons à en voir lors de la descente vers Dakhla.
Nous arrivons à Essaouira vers 14 heures, le temps de
trouver un parking près du port, de partir à la recherche d’un logement, on évite l’hôtel et on trouve avec l’aide d’un local un appartement tout confort, quasiment sur la place principale pour
400 Dirhams. On démarre la visite de la ville toujours aussi sympathique et animée, par contre les commerçants sont à croc car c’est la période creuse et les sollicitations pour le plaisir de
yeux sont nombreuses. Marijo et Françoise se perdent dans les bijouteries et craquent quelques pesos comme prévu.
Nous casserons la croûte dans un petit snack qui se nomme Imsouane, nom d’un charmant petit village de pêcheurs où l’on s’était arrêté en 2005 avec Jean Paul et Vincent, lors de la remontée de notre périple sur la descente de l’Oued Draa d’Ouest en Est, un bon souvenir. On a correctement mangé et bu à 5 pour treize €uros, le Maroc est encore bon marché.
La prochaine étape sera un peu plus longue, on entame la descente vers le désert en passant par Agadir, Guelmine et Tantan où l’on dormira.
Ce matin debout de bonne heure, petit café rapide, vérification des niveaux et
hop on démarre vers TanTan par la route côtière qui nous mène d’abord à Agadir, envahie de flics et de gendarmes, décorée de drapeaux aux couleurs du Maroc, ça sent la visite royale tout ça.
Effectivement sur près de 5O kilomètres on est surveillés par quasiment une armée.
La route est belle passe à travers des forêts d’Arganiers entre océan et ciel aussi bleu
l’un que l’autre. On quitte Agadir par les petites routes qui nous mènent vers Guelmine via Tiznit. Que de bons souvenirs dans le coin avec Vincent et Jean Paul, Patrick, Frédo,Hervé et
Fred, lors de mes différentes balades quatre-quatreuses.
Petit stop à Tiznit, le pays de la babouche et des bijoux, pour les bijoux le stop à Essaouira a mis à mal le budget de Marijo et Françoise, il reste
quelques dirhams pour acheter quelques babouches, je m’en suis racheté une belle paire.
Le Mitsu commence à consommer plus d’eau que de gazole et à ce train ça va devenir coton dans la traversée plus au sud. Au grand maux les grands remèdes, sur les recommandations de Jean Jacques par téléphone, on lui fait subir une overdose de « Winn’s » (miles excuses JJ, on a pas trouvé de Bardhall).
Conséquences directes pour Françoise et Jaky une bonne vingtaine de kilomètres le chauffage à fond, stoïques ils n’ont rien dit, trop à l’écoute du Mitsu le nez collé sur le cadran du thermomètre. Après une cinquantaine de kilomètres et après une rude montée vers Bouizarkane (ortho pas garantie) on vérifie le niveau d’eau : nickel le niveau n’a pas bougé. Mais Jaky en chauffeur pro à détecté un autre souci, sur les revêtements un peu dégradés, lors du freinage le Mitsu se déporte sur la droite avec un bon bruit de ferraille qui n’annonce rien de bon quant à l’état des plaquettes de frein. A chaque jour sa peine, on verra ça demain, pour couronner le tout c’est le démarreur de l’Escort qui refuse de tourner à plusieurs reprises, pas grave au cas où, il y a des solides pour pousser.
Donc après Tiznit le paysage commence à changer et on sent le désert pas loin, la végétation se fait rare et rabougrie avant Guelmine, il pousse malgré tout du blé qui commence à verdir les champs alentours. Traversée de Guelmine la porte du désert toujours aussi difficile d’autant que c’est jour de souk et il y a du monde. On arrivera à Tantan avec la nuit vers 20 heures avec un contrôle routier habituel une dizaine de kilomètres avant, fourniture des fiches d’état civil et bienvenue au Maroc. A l’entrée de Tantan on a affaire à un « tegnous » qui téléphone au chef au sujet du boxer, peut être avait’ il envie d’y jeter un œil, Finalement il nous lâche avec un "bon voyage" à la clé. On campe ce soir à l’Hôtel des sables, les voitures sont parquées dans un garage, le luxe.
Tantan était il y a pas mal de temps la ville des "Hommes Bleus", car c'était un grand marché aux chameaux et les Touaregs fréquentaient assidûment les lieux, aujourd'hui ce sont les chevaux vapeurs qui ont remplacé les chameaux, une autre époque !!!
Demain direction Boujdour, ça va rappeler de mauvais souvenirs à Jean Paul, mais c’est une autre histoire, on dormira au même hôtel.
Mais demain est un autre jour
Un comble au pays où la Bleue est encore la reine de la route et du désert il y en a qui osent !