Retour vers Douchambé pour la fête nationale
Salut à vous
8 septembre
On quitte nos hôtes non sans acheter quelques souvenirs qu’ils n’ont pas oublié de nous présenter. J’en profite avant le départ pour dépoter ma turista qui débute, il n’en restait qu’un j’étais celui là.
On grimpe vers le lac d’Alexandre le Grand, un site magnifique, le lac de couleur turquoise reflète les montagnes environnantes. On trouve notre logis après quelques détours dans un village du bout du monde.
Sitôt arrivé, je me couche en attendant le souper que je grignote. Demain on change le programme direction Douchambé pour cause de fête nationale.
9 Septembre
Retour vers Douchambé, non sans un petit stop au bord du lac Alexandre, on reprend le goudron après une quarantaine de kilomètres
La route s’élève progressivement jusqu’au fameux tunnel que nous commençons à traverser tranquillement. Au bout d’un kilomètre bouchon : un engin de chantier bouche la route, les véhicules commencent à s’entasser, bizarrement pas un coup de klaxon dont les Tajikes sont des utilisateurs zélés. Après dix minutes la situation se résorbe, il était temps car on commençait à respirer plus de gazole que d’air, d’autant que le ventilo proche du chantier est arrêté, les ouvriers du chantier ont l’air de s’en accommoder un seul a un masque à poussière. Apparemment ceux qui ont creusé le tunnel ont sous-estimé les poches d’eau et par endroit le tunnel est envahi par trente à quarante centimètres d’eau, malgré les canaux d’évacuation creusés tout du long.
On fini par émerger à l’air libre et l’on retrouve la vallée avec ses guinguettes au bord de l’eau. Comme on est un peu en avance, notre chauffeur en profite pour faire laver le Toy, de nombreux laveurs de voitures squattent le bord de la route, annoncés par un jet d’eau. Arrivée à Douchambé, retour à l’hôtel Apadana, le temps de prendre une bonne douche, on repart faire un tour en ville.
Aujourd’hui jour de fête nationale la ville est tranquille, peu de circulation, on a raté la parade militaire mais ce soir un grand concert qui est en fait un grand spectacle rappelant l’histoire du pays.
En attendant, on se fait une visite de la ville pédibus jamborum, on découvre une capitale agréable avec de grandes allées arborées, finalement sympathique.
Arrive le moment de nous rendre au stade voir le spectacle. Impossible d’approcher à moins de deux kilomètres en voiture, le filtrage est strict, la police a envahi la grande avenue qui passe sous le palais présidentiel. Notre chauffeur discute avec les policiers qui nous laissent passer. Arrivés au stade, grande fouille, passage sous des portiques électroniques, il fallait parait’ il des invitations, les gardes très étonnés de nous voir, nous laissent passer, peut être que notre statut d’étranger y est pour quelque chose.
Par contre impossible d’échapper au placement, on nous pose derrière une tour qui nous cache la vue de l’immense scène, mais pas moyen de tergiverser, d’autant qu’une des gardes aux allures KGB veille au grain, elle passe son temps à surveiller et à demander aux gens d’agiter les drapeaux, il faut de la ferveur dans cette fête.
Le spectacle débute par l’hymne national suivi du discours du Président ponctué comme il se doit par des applaudissements, des vivas commandés par notre sbire du KGB qui n’arrête pas. S’en suit une suite de tableaux rappelant l’histoire du pays. Participent aussi les écoles, les clubs sportifs, le spectacle dure bien deux heures et se termine par un grand feu d’artifice.
10 septembre
Journée repos et balade à Douchambé.