Retour à Bickek
11 septembre
On change de pays, départ en taxi vers l’aéroport, les contrôles de police sont cools, à l’enregistrement le zélé de service me taxe sur le poids de mes bagages, avec cette fois-ci un bon "en bon uniforme" : 12€uros de taxe.
L’avion partira à l’heure pile, le temps est dégagé et la vue sur les montagnes enneigées est sympathique.
Une heure après l’avion se pose à Bichkek dont le tarmac est occupé par des avions ravitailleurs de US Air-Force, l’Afghanistan n’est pas loin.
Joëlle qui a toujours espoir de se faire rembourser les 100 €uros du visa se lance dans une course après les responsables. La réponse est sans appel : circulez il n’y a rien à voir.
On retrouve Dastan, on file à l’agence pour régler les problèmes financiers et ensuite casser la croûte dans un resto du coin. Un taxi nous amènera chez ses parents où l’on doit loger pour quelques jours, l’accueil est à la hauteur, la table est pleine de victuailles et de sucreries.
J’en peux plus, le niveau haut est atteint et au grand dam de mes hôtes je grignote par politesse, d’autant que dans deux heures ... c’est le repas.
12 Septembre
Départ en minibus pour rejoindre le centre ville. Visite de la capitale et du marché toujours aussi coloré et odorant, surtout du côté des poissonniers qui côtoient allègrement bouchers et tripiers. On en profite pour acheter quelques grammes de caviar et de goûter quelques morceaux de d’esturgeons et autres saumons fumés. Balade à pied dans les rues et les parcs nombreux, on rend visite à un petit magasin de brocante en tout genre manière de voir s’il y a de quoi se mettre sous la dent, quelques objets intéressant mais un peu hors de prix. Après le casse-croûte dans un resto bien sous tous rapports mais qui a une carte alléchante sauf que les 3/4 des plats présentés sont inexistants, heureusement il y a une bonne bière locale, après ce repas imposé par la pénurie, visite du musée national qui est sur deux étages presque entièrement consacré à Lénine. Le troisième étage plus ethnologique est pour ma part le plus intéressant, rassemblant des objets divers et variés trouvés dans les diverses fouilles du pays, beaucoup de scènes de la vie courante de l’antiquité à aujourd’hui.
En fin de journée, retour at home, comme d’habitude, une table nous y attend, on calme le jeu, je me mets au thé en attendant le repas du soir qui arrive vers 19 heures.
On sort le caviar et la vodka que l’on dégustera tout au long du repas, la mère de Dastan dégaine le foie gras et sa fille un riz pilaf de derrière les fagots.
On peut aller au lit tranquille.
Vous allez me dire qu’on est tout le temps en train de bouffer, ben oui, chez les Kyrgizes la tradition culinaire veut qu’il mange jusqu’à cinq à six fois par jour, le matin bon déjeuner généralement des œufs, du riz au lait accompagné de confitures diverses ou de miel et dans la journée c’est selon l’humeur.