La grande chevauchée acte 1
Salut à vous
Comme prévu, les chevaux étaient au rendez vous, on démarre tant bien que mal vers notre bivouac dans la montagne Khyrguize. La première partie du parcours est cool sur une piste quelque peu défoncée que j’aurai préféré avec les 125 cv d’Annibal, car c’est vrai que si ma monture est tranquille ... moi pas trop.
J’ai trouvé la pédale d’accélérateur, mais pour ce qui est des feins c’est une autre histoire, bref je continue à croire que le cheval c’est pas pour moi, mais bref passons.
Après deux bonnes heures de piste, on fait un stop au bord d’une rivière pour casser la croûte, nos accompagnateurs s’affairent pendant que nous on relaxe nos jambes et nos fessiers.
Le moment du départ est venu, on charge nos chevaux avec des balluchons de bouffe et de couchage et nous on s’installe au milieu de tout ça, les cahotements de la piste finissent par tasser le tout et roule ma poule, quelques centaines de mètres plus loin le parcours se corse. Pendant la pause je me suis demandé où l’on pouvait passer vu qu'on était dans une sorte de cirque. Ben là j’ai vu ... le chemin devient un chemin de muletier au fort pourcentage et aux lacets serrés en plus avec des marches d’une hauteur respectable, jamais les canassons vont grimper là dedans avec tout le barda et les cavaliers. Avec quelques difficultés pour moi et mes coéquipiers (3 sur 4 sont des apprentis), nos canassons nous ont hissé sans trop de difficulté au sommet du rampaillou.
Deuxième pause, notre guide se dit étonné de nos capacités cavalières et nous propose de continuer encore plus haut (l’altimètre tape déjà 2500 mètres). Notre route remonte un torrent encore enneigé malgré la température, vers 2800 mètres virage à gauche face à la montagne le chemin qui doit être au printemps un ruisseau tortueux grimpe raide jusqu’à 3000 mètres, les canassons toujours en forme, notre guide et son assistants aussi sauf le petit âne qui leur servait à se reposer à tour de rôle qui à jeté l’éponge depuis bien longtemps. De notre côté, à part Joëlle qui est aux anges, le souffle est court, les fesses enflammées et les jambes qui commencent à souffrir. Et ça monte encore le dernier col est à 3200 mètres environ, nous on croyait être arrivés, que nenni encore deux bonnes heures, le sentier cours le long des montagnes, si étroit que les isards ariégeois ne s’y aventureraient sûrement pas. Bref, on pose pied à terre vers 18H30, après neuf heures de cheval à 3020 mètres d’altitude.
Je ne vous dis pas dans quel état on est, et le lendemain on remet ça pour 6 heures aller-retour vers le lac sacré du coin. Un rêve d’adolescence de Joëlle. La nuit tombant la fraîcheur aussi, on ingurgite notre repas arrosé comme il se doit d’une bouteille de vodka.
Il y a des regards qui ne trompent pas
Joëlle est aux anges

Le lendemain après une mauvaise nuit, je décide de jeter l’éponge, je préfère me reposer pour le retour, je reste au camp pendant que les autres iront voir ce fameux lac sacré Holli Lake, pour moi pas de problème les montagnes sont magnifiques, j’irai me promener à pied faire quelques photos et admirer à la jumelle les vautours qui sont en recherche de bouffe.
J’ai donc bullé jusqu’au retour du troupeau qui est rentré vers 16 heures. Ils sont contents de leur balades mais ne pensent qu’à une chose : se coucher car demain on démarre pour le retour à 7 heures du mat.