la chevauchée sauvage : de Fisterra à Santona
Salut à vous
Mais non on n'a pas été emportés par les intempéries qui sévissaient sur la côte des Asturies. On est
arrivés à bon port avec un peu d'avance mais en forme, les péteuses aussi
malgré les dernières côtes qu'elles ont dû avaler pour arriver à Bourdax.
Après Fisterra, d'où le bahut de Jacky et Colette sensé ramener To et Dédé à Boulogne, n'a failli pas repartir. De bon matin après quelques halètements et soubresauts, le moteur refuse de tourner, la batterie (encore une) à décidé de se mettre en grève, il a fallu donc pousser le véhicule pour le faire démarrer. Une fois fait, les salutations de circonstance faites, le bahut démarre vers Boulogne. Nous ont plie le camp sous un ciel menaçant, décidés, aujourd'hui on fera fourgon, d'autant que l'on a pas résolu les problèmes de la péteuse de Gilou.
On file en direction de la côte des Asturies, nous sommes étonnés par les forêts d'eucalyptus, il y en a
des hectares plantés sûrement pour fabriquer de la pâte à papier, du
moins c'est ce que l'on pense, la route est belle et la pluie pas très forte nous conforte dans notre décision d'autant qu'il y a certaines pentes à grimper assez
sérieuses. Malgré tout, les paysages sont très beaux, c'est la première fois que je passe dans le coin et je dois dire que je ne suis pas déçu.
On plantera notre camp dans un petit village de la côte, Luarca, où arrivés de bonne heure
on se lance dans la mécanique. Pas normal que Gilou
ne puisse pas utiliser sa péteuse. Après des discussions intenses, faut'il changer le carbu, revoir l'allumage et autres solutions on décide dans un premier temps de re-nettoyer le
carbu de fond en comble. c'est chose faite au bout d'une demi-heure, le carbu propre comme un sous-neuf est remis en place et hop dans la foulée, essais routiers.
L'anxiété se lit sur le visage de Gilou, va t'il partir demain ?
Au premier coup de pédale ça démarre, je file escalader la route qui longe le camping, ça doit taper dans les 5% avec des passage à 7 ou 8%, la péteuse avale ça sans broncher, deuxième essai dans la foulée, re-succès. Je passe la péteuse à Gilou qui tourne plus prudemment dans le camping, tout est OK.
Après un bon repas dans un resto populaire, avec dégustation de cidre local, la nuit se passera sans problème. Au matin on décide de continuer en camion, le temps étant très menaçant, on arrivera le soir à Ribadessella entre Gijon et Santander.On passe la soirée a peaufiner les péteuses, la météo semble favorable pour le lendemain.
Au matin, cocagne le soleil est là, après un petit café
mes deux compères enfourchent leur rossinantes et direction le plus loin possible. la route est belle, sinueuse à souhait avec quelques braves côtes. En cours de route on s'arrête boire un
café dans un bistro routier, en rentrant le décor est tout surprenant, des carter de motos de différentes marques, une magnifique Bultaco trial brillante de
tous ses chromes, et derrière le
comptoir un Moto Guzzi 48 cm3 sûrement plus vieux que nos péteuses et dans un état irréprochable. Après avoir découvert ces bijoux d'une autre époque, on découvre au grand étonnement de Gilou et du notre "la pompe à cidre", évidemment il nous faut l'essayer et notre café se
transforme en dégustation de cidre local. Avant de partir la patronne qui a remarqué nos péteuses nous appelle et nous dit de
venir avec elle voir quelque chose.
On descend au sous-sol et devant nos yeux ébahis, elle nous fait découvrir sa collection de vieilles
bécanes toutes plus rutilantes les
unes que
les autres. Cela va du vélosolex 1950 à une Harley a en faire baver quelques Harley-boys de ma connaissance, en passant par une Ducati 650 mono-cylindre, un Vespa, un Lambretta deux ou trois MV
Agusta, Une Laverda, j'en passe et des meilleures, presque toutes d'origines italiennes ou espagnoles, un bon moment du périple. On reprend la route, la péteuse à Gilou fait merveille, c'est
plein gaz qu'elle avale les côtes, Gilou très concentré et très content s'amuse comme un petit fou jusqu'au moment
où ! Après quelques crépitements sournois l'orange rend l'âme. Déconfit Gilou nous raconte ce qu'il s'est passé. Pendant que l'on réfléchi devant la
mobylette, la Guardia Civil s'arrête et très courtoisement nous demande si on a un problème. Ils s'intéressent de près à nos engins et après quelques mots échangés, les fonctionnaires remontent
dans leur fourgons et s'en vont vers d'autres cieux.
On trouve la solution aux problèmes de Gilou, le fort vent contraire et les nombreuses côtes à escalader
ont eu raison de sa réserve d'essence, il est tout bonnement tombé en panne sèche. le convoi redémarre direction Santona une petite ville après Santander, il y a un camping. on y arrive en fin de
journée, le vent souffle de plus en plus fort et la mer que
l'on aperçoit au détour d'un virage devient très formée, le berger a sorti ses moutons. En suivant les indications de Tomtom, j'atterris dans un petit chemin très pentu et étroit où
les péteuses rendent l'âme : les pilotes doivent poser pied à terre. je commence à douter de Tomtom, je vois mal des caravanes passer par là. On arrive devant un immense enclos que j'avais pris
pour une usine, en fait c'est un pénitencier, le chemin continue et on atterri au camping qui jouxte un cimetière, au moins on sera pas emmerdés par les voisins. Le camping est fermé, on ira donc
sur la plage. Je plante ma tente, pas pour longtemps, dans la nuit vers quatre heures du matin l'eau envahi la tente, il tombe un déluge d'eau et le vent souffle en tempête, je rejoins mes
compères dans le fourgon, pour terminer ma nuit.
La prochaine fois de Santona à Bourdax en Passant par Valence sur Baïse