La 24 est venue, elle a vue !!!
Salut à vous
Comme annoncé précédemment, toute l'équipe de mobeurs s'est pointée du côté de Conques sur Orbiel pour tenter de gagner le challenge, tourner 24 heures sur un circuit avec notre AV48 quasiment d'origine.
Toute l'équipe s'est donnée rendez-vous vendredi pour faire des essais
avant de se lancer dans le défi. Samedi, départ à 15 heures pétantes jusqu'à dimanche 15 heures pétantes. Novices dans ce genre de truc on s'est pointé avec notre grise. on est apparu aux yeux
des autres participants pour des dinosaures, pas par la corpulence mais par le fait qu'on allait se lancer avec une machine d'un autre temps. c'est vrai que dans les stands il y a du
beau monde, des 49,9cm3 transformées en bête de course.
Des carénages à faire baver les gros cubes, des moteurs surgonflés qui tournent à une vitesse folle. D'abord
impressionnés, on s'est dit que finalement l'important c'est de participer. Après quelques galops d'essais on a commencé à repérer les bécanes qui sont à notre portée, à vrai dire il n'y en a pas
beaucoup. Après tout, on s'est dit que l'essentiel est de montrer aux autres que notre dinosaure est prêt pour arriver au bout, la gagne c'est pas pour nous.
Après le contrôle obligatoire, éclairage, frein, cylindrée, que notre mob' passe
avec succès chacun des pilotes fait quelques tours de pistes et on rentre la machine au paddock, pas question de l'user avant l'heure. Un orage nous encourage à rentrer alors que d'autres continuent de tourner.
Dès samedi recommencent les essais avant la course, là aussi commencent les premières casses et beaucoup de
concurrents mettent les mains dans le
cambouis avant l'heure.
Samedi quinze heures tout le monde est sur le pont, c'est la frangin qui prend le premier relais, suivront
ensuite les deux Michel et puis moi, et on recommence pour des relais d'une heure. Dès les premiers tours on a compris qu'on ne serait pas sur le podium, notre machine manquant de puissance, il
faut dire aussi que les pilotes des autres machines sont des poids plume à côté de nous. Les heures passent, les tours aussi et notre rossinante engrange les tours à une vitesse de sénateur. S'il
ne nous arrive rien, on devrait couvrir
près de 600 tours d'après les spécialistes qui sont étonnés par la fiabilité de la 24, les arrêts au stand ne se font que pour les relais, le temps de compléter le plein et hop un nouveau
pilote est parti pendant que pour beaucoup, arrêt au stand signifie souvent "mécanique". Je prends le premier relais à la tombée de la nuit, après quelques tours pépères, patatras, un
concurrent me rentre dedans par derrière et m'envoie dans les talanquères, je me tâte, a priori je suis encore entier, je me relève et retombe
aussitôt, le genou gauche en déconfiture, je termine la tour sur la chaise
roulante de la sécurité civile sous les applaudissements du public, ça fait bizarre, bien évidement la course est arrêtée. Le toubib présent sur le circuit m'examine : il diagnostique une
possibilité de rupture de ménisque, donc course terminée pour moi. mes acolytes décident malgré tout de continuer. il termineront la course dans les derniers (32/38) sous les "hourra" du public
qui n'en revient pas que l'équipage le plus âgé sur la mobylette la plus vieille ait pu terminer les 24 heures sans une panne, si ce n'est la remise en état après ma chute.
Dimanche, j'ai donc fait un petit tour aux urgences de Carcassonne, après visite du toubib, du Kiné, et la radio du genou, pas de lésions osseuses en vue, le toubib me recommande de rester tranquille quelques jours avant de voir s'il est nécessaire de rechercher plus profondément.
On est déjà invités aux prochaines 12 heures de Conques.