Kuala Lumpur
Salut à vous !
La première nuit c'est bien passée, tellement bien qu'on
a émergé à neuf heures du mat'. le temps de prendre une
douche et on file sur le marché qui comme nous commence à se réveiller, on part à la recherche d'un bistrot à café, on
le dégote au détour d'une allée, il nous sert un excellent cappucino pour un prix
raisonnable. la visite du marché terminée, un peu déçus parce que le marché
actuel est voué au tourisme avec un coin
artisanat, un coin froufrou, point de légumes ou de poissons odoriférants, il y a malgré tout des choses intéressantes pour qui a droit à cent kilos dans l'avion. Tant
pis, on en verra ailleurs, de là direction les tours Pétronas, mais avant on se mêle à une manif on sait pas trop si c'est contre la corruption dans le foot ou dans le gouvernement, mais bon on
soutient les manifestants qui se réuniront
en fin d'après-midi sur un stade où, ma foi, ils étaient fort nombreux. On emprunte donc le métro ultra-moderne de la ville pour rendre visite aux tours Pétronas, en sortant du métro
nouvelle manif avec prises de paroles ponctuées de "on va gagner" (c' moi qui le dit). les
manifestants sont chauds, la police débonnaire. Bien évidement, on arrive trop tard pour la
visite on se rabat donc sur le centre commercial qui comme tout centre commercial en ce bas-monde est garni des mêmes boutiques que
l'on soit ici ou à Moscou ou à Paris, du luxe dégoulinant dans un écrin de pétrodollars. l'architecture est avant-gardiste avec une immense coupole de verre et d'acier inox, On décide de revenir demain matin de
bonne heure, retour donc par le métro pour rendre visite au square "Merdeka". Là aussi pas de bol bouclé par la police, qu'à cela ne tienne comme d'ailleurs l'ensemble des tours.
on se fait indiquer par un flic en faction sur le pont, le chemin pour le quartier indien. le soleil commence à taper dur et il est temps de trouver de l'ombre pour casser la croûte,
un resto tout ce qu'il y a d'indien avec des serveurs indiens, une cuisine indienne, des cuistots
indiens. on se fera un poulet-riz bien relevé accompagné d'une Tiger bien enveloppée dans du papier journal car le coin est un peu ce sera fait en trouvant musulman.
Une fois rassasiés, on entreprend de monter vers la tour Menara, on cherche le passage à l'ombre car il fait chaud et la tour est en haut d'une colline. En
chemin, on croise notre néo-retraité de la veille qui rentre des tours, il a eu la chance de visiter, faut dire qu'il était au pied des tours quand nous on se levait, il grimpe avec nous vers la tour mais nous laisse au pied. Demain il vient
manger tout en haut au restaurant tournant. Nous on se paye l'ascenseur 250 et quelques mètres en 45 secondes, il faut dire que les plus de cinquante berges payent moitié prix, touriste
ou pas. En haut la vue sur la ville est sympa, on y découvre une ville pleine de contrastes, des vieux quartier au milieu d'un ensemble hétéroclite d'immeubles plus ou moins réussis, mais ce que l'on découvre de surprenant et qu'on ne ressent pas au ras du sol c'est la végétation importante. On y aperçoit évidemment les tours mais aussi le stade où nos manifestants se sont réunis.
On redescend de notre point de vue direction le gîte,en passant à travers les immeubles, en cours de route
voulant prendre une photo mon bel appareil tout neuf me dit que l'objectif est inutilisable, je viens juste de prendre une photo, je change d'objectif ça marche, je remets l'autre
toujours en carafe, ça commence bien je n'ai plus que mon télé pour les photos, j'espère qu'à Singapour j'en trouverai un sinon c'est la merde. On débarque à l'auberge pour un break avant d'aller
casser la croûte dans un bistro bien crados qui fait des pâtes et des ravioles excellentes.
Demain Pétronas