En route vers Karakol
19 septembre
Après les salutations et les photos souvenirs, on rend visite à un fabriquant de yourte, Joëlle prospecte pour son club de cannasson la possibilité de monter une yourte pour accueillir les enfants. L'artisan est aussi un musicien émérite, il nous joue un air sur la guitare locale.
Fabrication des tapis de feutre
on démarre doucement vers le village où l’on doit dormir au bord du lac, toujours dans la famille chez une autre tante où évidement une collation nous attend, l’oncle de Dastan est là. Chauffeur de bus il est de repos, pour le coup il sort la vodka et porte un toast en notre honneur. La tante est pleine d’énergie malgré ses sept enfants, après la collation elle installe les lits, part cuisiner au feu de bois un ragoût de chèvre, s’occupe de la petite dernière.
Avant le repas promenade dans les collines pour tout le monde, on rend visite à notre fournisseur de mouton (qui est aussi de la famille). En cours de route Dastan et moi faisons demi-tour avec l’idée en tête de trouver un véhicule pour le retour, finalement Dastan négociera une charrette tirée par deux ânes, il s’essaiera même au pilotage de charrette sans trop de succès les deux ânes sont imperméables à ses cris, le petit cocher nous montrera sa dextérité à mener l’attelage, il en rajoute un peu en arrivant chez le cousin, c’est debout sur la charrette au galop qu’il arrivera pour récupérer tout le monde.
Joëlle prise de pitié pour les deux équidés refuse de charger un peu plus la charrette et c’est à pied qu’elle reprend le chemin du retour, accompagnée de Jo. Arrivés à bon port on descend de l’attelage qui repart toujours au galop chercher Joëlle et Jo pour les derniers cinq cent mètres qui seront effectué en un temps record.
Le repas est ponctué de plusieurs toasts qui mettront à niveau très bas la bouteille de vodka. Si ça continue après la turista, le rhume c’est la cirrhose qui nous guette.
20 septembre
La journée commence à bloc, manière de célébrer notre départ le maître des lieux nous propose de porter un toast. Impossible d’échapper à la vodka du matin, qui comme dirait l’ami Gilou, évite le médecin le tout accompagné d'un bon morceau de pot-au-feu. Un peu dur à passer mais bon, ça fait partie des traditions.
On repart donc vers Karakol la grande ville du coin, où l’on loge dans une ghesthouse bien sous tous rapports.
En cours de route, on s'arrête chez une cousine rebelote pour le déjeuner suivi de la visite de l'école où officie notre hôte.
La ville compte parmi ses monuments une église orthodoxe tout en bois et une mosquée aux allures de pagode, elle a été construite par un architecte chinois.

Ensuite visite du marché pour quelques emplettes, on fini par dégotter un magasin de produits locaux, la patronne est contente de notre visite.