ballade marocaine épisode deux
Salut a vous
Après une bonne nuit sur les hauteurs d’Erfoud, non sans avoir été dérangé par
quelques chiens errants, on a pris la route du sud vers Azrou à travers les forêts de cèdres de l’atlas. Ensuite descente vers Er Rachidia toujours dans le Moyen Atlas avec des passages
sympathiques à plus
de 2000 mètres. Les paysages changent continuellement pour terminer dans les palmiers de la vallée du Ziz. petit stop dans un café qui fume pour le thé, les taggins
mijotent.
Le camp est planté au camping des sources de Meski, avant de descendre plus au Sud vers Erfoud et l’erg Chebbi. Accueil sympa, le cadre en est aussi. Deux bordelais se posent à côté de nous, il roulent à bord de deux Toy’ suréquipés et surchargés au point qu’un des véhicules a pété un ressort de suspension, et que je te téléphone à droite à gauche et que je rale après l’un après l’autre, peu discret tout le camping en profite, le récit nous a tenu en haleine jusqu’au couché.
Le lendemain en attendant que le gardien arrive, on fait quelques emplettes chez Ahmed qui nous offre évidement le thé, content de commencer aussi bien sa journée. Nos deux quatrequateux irascibles et bordelais pestent parce que le gardien n’est pas là, il est à peine sept heures moins le quart.
Départ ensuite vers Rissani et Merzouga manière de
rendre visite à l’erg Chebbi, on tombe en plein dans l’arrivée du marathon des sables, on reste jusqu’à l’arrivée des premiers, qui arrivent apparemment en forme malgré la course dans le sable.
Ce n’est pas le cas de certains qui traînent la patte dans le bistro du coin, ils ont du abandonner, rien qu’à leur démarche on voit qu’ils en ont chié.
Après ce petit intermezzo, on reprend la route direction la vallée du Dadès. Je
suis passé
là dans les
années 70, comme tout le Maroc, ça a bien changé, déjà le goudron s’est avancé sur une bonne soixantaine de kilomètres, et les hôtels ou autres kasba-auberges ont fleuri tout au long de la montée
vers M’Semri village où le goudron s’arrête. Cela n’empêche que le paysage est toujours aussi fantastique, à chaque virage on se régale, surtout qu’on
est les seuls sur la route (on a décollé avant sept
heures du mat). On boit un coup dans un bar tenu par un berbère progressiste. Musique berbère engagée des années 70, au départ je lui laisse un CD compilation de chanson française, il y a même
« Ariége o moun pays » et quelques chansons, chantée en patois, je sais pas s’il va aimer , mais bon il est content.
On redescend dans la plaine, façon de dire puisque la route qui nous mène à Taliouine se permet des passages à 1800 mètres, à l’arrivée on fait quelques emplettes et direction le camping du Toubkal, où Nathalie ne résiste pas et plonge dans la piscine qui pourtant est un peu fraîche. Gilou lui s’occupe de la bouffe, pendant que moi je discute le bout de gras avec un biterrois qui découvre le Maroc.