A toute vapeur vers Ooty ! enfin presque
Salut à vous
Une fois installés dans notre hôtel notre chauffeur et son véhicule parqué, on file aux renseignements pour les billets de train qui doit nous amener à Ooty.
Cette voie et son train à vapeur sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Routard nous indique qu’il faut absolument réserver à l’avance, inch Allah ! on verra. Le préposé des chemins de fer du Nilgeri du nom de la région nous explique que le train est bourré, mais si on se pointe de très bonne heure, peut être qu’il y aura quelques places à partir de cinq heures du matin. Va falloir mettre le réveil. Une fois renseignés on file faire un tour au marché très coloré, les Indous sont sympas et très curieux, ils aiment bien se faire photographier et surtout nous photographier avec eux, on traînera jusqu’à la tombée de la nuit.
Le lendemain quatre heures du matin tout la troupe debout direction la gare où nous réveillons le bistroquet pour boire un thé au lait. Une petite japonaise est déjà là, arrive ensuite deux Espagnols qui se farcissent le tour du Sud en vélo. Petit à petit la file se remplie. La loco à vapeur arrive toute fumante, elle pue le gasoil à cent mètres, le pétrole à remplacé le charbon. Elle est vraiment en bon état, les mécanos ne lésinent pas avec la burette d’huile. À six heures, le préposé des chemins de fer de Nilgeri commence à compter, normalement on aura une place ; à sept heures, c’est chose faite et on embarque : le train démarre à Sept heures dix pile-poil.
À grand renfort de coups de sifflet le chauffeur annonce le départ, la pente est d’entrée très raide, la crémaillère s’enclenche elle aidera notre train pendant toutes la durée du parcours environ une cinquantaine de kilomètres qu’il franchira allègrement non sans faire trois arrêts pour faire le plein d’eau, car apparemment il consomme plus d’eau que de gasoil.
A chaque halte, tous les passagers descendent pour faire des photos ou subvenir à leur besoins naturels.
Le paysages est très sympa, la voie serpente dans la jungle montagneuse car on monte jusqu‘à près de quinze cent mètres d’altitude. A Coonor changement de machine, la vapeur cède la place au gasoil et se rajoutent trois wagons de plus qui arrivent de je ne sais où. Les montagnes sont ici très cultivées essentiellement du thé qui a fait la richesse de la région.
A l’arrivée nous retrouvons notre chauffeur, on lui indique l’hôtel où l’on veut descendre mais lui en a un avec parking, le hic c’est qu’il se trompe plusieurs fois pour finalement arriver devant un bâtiment très moderne sans âme on y loue des piaules avec quatre lits. Ça nous iraient sauf que le loufiat veut nous louer deux chambres, c’est niet au grand dam du chauffeur, on repart vers l’hôtel de notre choix « The Reflexion ghuest house » une bonne adresse tenue par deux sœurs très sympathiques, qui s’avéra superbe en plus avec un parking quasiment perso pour notre voiture. On casse la croûte à l’auberge avant d’aller se balader jusqu’à la nuit dans les rue animées d’Ooty, on y dégottera un resto végétarien de bon aloi.
