A peine le dos tourné et Occithon fait des siennes!!!
Salut à vous
Une semaine à attendre le beau temps, le bon vent, la bonne mer, les thons qui viennent nous narguer autour du bateau et Occithon rentre bredouille. J'avais à peine le dos tourné que le capitaine d'Occithon fait des siennes.
Il trouve un équipier, la mer était belle, le temps aussi je suppose.
Voici le récit des ses exploits :
" Près d'une bonne semaine à me morfondre sans équipage.
Jean-Luc ex-capitaine du bateau Gandalf est venu me donner un coup de main.
Première sortie Dimanche 17, c’est parti vers 14 heures et nous avons remonté ce poisson vers 14h50.
Aux dires de tous, c’est le plus gros poisson depuis au moins dix ans.
Je n’ai pas pu l’accrocher au peson, car il avait encore la queue qui traînait sur le cockpit.
Une chose sure, il fait un peu plus de 50 Kg.
Jeudi, une ancienne copine de Jean-Luc, Véronique, nous a prêté main -forte.
C’est elle qui a pris la canne quand c’est parti vers 13h20.
Ce poisson s’est battu bien plus que celui de dimanche et pourtant il faisait 25 kg
35 mn de combat difficile, car il a fait de grands ronds pendant 10 mn avant de nous rendre les 10 derniers mètres de fil.
On a bien failli le perdre, car le fil de bas-de-ligne était prêt à casser. Il avait mauvaise mine à l’arrivée.
Hier, avec le même équipage nous avons parcouru 10 milles en dérive de 10h à 17h.
Vers 15 h 30, un bruit sec et puissant, alors que la canne du Shimano a tremblé dans son porte-canne.
La ligne avait cassé au niveau de la poulie de tête. Nous nous sommes posé bien des questions.
Vérification du moulinet... Tout était en bon état.
Je crois bien que j’ai trouvé le pourquoi du comment.
Cela faisait une bonne heure qu’on voyait un banc de maquereaux dans le sondeur et je venais de sortir une petite canne pour en faire quelques uns.
C’est là que ça a cassé brutalement sans que le moulinet bouge.
Sans doute qu’un thon est passé à grande vitesse, en courant après les macs et qu’il a pris mon hameçon au passage.
C’était sur une énorme sardine que j’avais calée à 30 m de fond au ras du bateau .
Le peu de fil à l’eau donc le peu d’élasticité, l’inertie du moulinet et la grande vitesse du thon, suffisent à m’expliquer ce qui ne m’était jamais arrivé en 33 ans de pratique assidue.

