Les péteuses quittent le désert ! et montent dans la remoque
Salut à vous
Bon pied bon œil comme d’habitude, on démarre doucement vers la vallée de la Todra. Le goudron bien
qu’en mauvais état nous amène vers l’entrée des gorges au bout d’une quinzaine de kilomètres. Avant d’en arriver là, on traverse la palmeraie et les petits villages où on fleurit les auberges et
autres guesthouse, le coin est fréquenté d’autant que les
parois vertigineuses des gorges ont attiré les
grimpeurs qui escaladent dans tous les sens. La route continue vers Imilchil tout en goudron d’excellente qualité.
La route grimpe après Tamtatouchte pour arriver à près de 2800 mètres avec des pourcentages intéressants et des lacets très serrés, on continuera jusqu’à Agoudal où l’on déjeunera dans une petite auberge. C’est là que l’on peut prendre la piste pour faire la boucle Todra / Dadés, on préfèrera faire demi tour pour voir les paysages dans le sens inverse. On en sera pas déçu.
Une fois redescendu sur terre on file sur Boumalne du Dadés pour faire un petit coucou à Ahmed, qui est ravi de me voir et surtout ravi de faire visiter son jardin tout voué aux abeilles.
Comme d’habitude on fera
quelques emplettes, on le quittera pour rejoindre notre hôtel sur les hauts de Boumalne.
Le lendemain, de bonne heure comme d’hab’ on démarre vers les gorges du Dadés tout aussi spectaculaires que la Todra et l’on
monte jusqu’à M’semrir boire un petit thé dans un troquet que je connais. Le baba cool berbère a disparu, mais le thé est toujours accompagné de gaufrettes et de cacahuètes excellentes.
On fait demi-tour, pour aller faire un tour dans la vallée des roses à quelques encablures de Boumalne. La saison n’est pas à
la rose mais, quelques artisans proposent des produits à la rose, pas de quoi en faire un roman, mais on fait quelques achats. Le bout de
route que l’on a fait est splendide, les collines passent du beige au rouge et alternativement, un vrai régal pour les yeux.
Retour à Boumalne, pour la nuit. Demain on traverse l’Atlas pour rejoindre Marrakech. J’ai choisi un itinéraire pour moi
inconnu. La route récemment goudronnée démarre à un vingtaine de kilomètres de Ouarzazate pour rejoindre Demnate.
Un petit goudron qui par endroit se transforme en piste, les pluies et la fonte des neiges a eu raison des travaux de
goudronnage. Les cent trente kilomètres pour rejoindre Demnate nous prendrons cinq à six heures, mais pas de regret le trajet valait le coup avec des passages à plus de deux mille mètres entouré
de sommets qui culmine pour certains à près de quatre mille, du désert on passe à des forêts de résineux les villages se confondent avec la terre, les maisons sont maintenant en pierre finit les
hautes kasbahs du sud. Le moindre bout de terrain cultivable est cultivé.
Ensuite de Demnate on rejoint Marrakech pour la route,
arrivée vers 16 heures. Petit galop d’essai dans le souk je reviens avec des babouches à un bon prix. Contrairement au reste du Maroc Marrakech est plein de touriste à croire qu’ils sont tous
concentrés ici. Repas sur la place Djemel Efna toujours aussi bruyante et bourrée de monde.
Aujourd’hui les fauves sont lachés dans le souk, la planche à dirhams tourne plein pot. Demain on largue Bernard à l'aéroport il rejoindra Lisbonne pour larguer les amarres pour une transat en équipage.