Du camp de yourte à la Capitale
Salut à vous
3 septembre,
Debout de bonne heure, petit déj’ copieux comme d’habitude, riz au lait, yaourt, crème fraîche, fruits secs, concombre et tomate.
Joëlle, l’estomac toujours en dérangement se contente de thé au grand regret du chef des gardes qui insiste lourdement.
Quelques minutes après, arrive un plat spécial pour Joëlle, et gag, c’est un bon ragoût de mouton que lui présente le chef tout content, Joëlle a failli tourner de l’œil devant ce met délicieux.
Arrive, le moment de se quitter, le chef se lance dans un long discours de remerciements nous souhaite bon voyage et surtout nous demande de revenir avec beaucoup de monde visiter le Tadjikistan.
La descente sur la piste débute bien, le chauffeur a oublié son thermos. En cours de route un camion bloque la route et il aura fallu une bonne dizaine de minutes pour persuader le chauffeur de se bouger, on comprend ses réticences quand il sort la manivelle et la donne a un costaud qui arrive à lancer le moteur. On passe en le remerciant et l’on retrouve le goudron après onze cent mètres de dénivelé.
La route vers la capitale est bonne malgré quelques nids de poule, elle suit une rivière qui descend direct des glaciers. La rivière est par moment très large, par moment elle emprunte des passes très profondes où elle se transforme en torrent tumultueux.
La route se transforme en piste sur une cinquantaine de kilomètres, et escalade les pentes abruptes qui longent la rivière. On comprendra arrivés au bout, une centrale hydro-électrique est en construction d’où la nécessité de remonter la route. Notre chauffeur lui se transforme en pilote de rallye, et semble ne pas supporter de voir une voiture devant lui, il met la gomme à travers les nuages de poussière, il aura fallu une intervention autoritaire et en russe de Jo et une première contredanse pour arriver à le calmer.
Il nous arrête pour manger dans un petit routier sympa. Il y a une table dehors occupée par des routiers sympas qui vont déménager rapidement sous les ordres de la maîtresse de maison qui apparemment ne rigole pas et tient ses troupes. Au menu, une bonne bière pour faire passer la poussière, ensuite petite soupe aux nouilles et poulet frit ... excellent !
En cours de route notre Vatanen prend une deuxième prune, ça le calme un peu plus. Nous arrivons à Douchanbé la capitale et en guise de bienvenue, notre pilote en prend une troisième, mauvaise journée pour lui.
On arrive à bon port, hôtel Apandana, bien sous tous rapports, une bonne douche et l’on attend notre chauffeur qui revient avec une voiture passée au karcher, direction le restaurant Tadjike National, musique de circonstance et repas traditionnel, cognac tadjike en guise de trou normand, on tente un vin russe « Cabernet d’Anjou » nous affirme la serveuse, il est de 2006 et surtout un peu bouchonné, bref il était temps qu’ils vendent la bouteille.
Retour à l’hôtel pour une bonne nuit.