De la Capitale à Istrafshan
Salut à vous
5 septembre
Départ vers Istrafsha une ville très ancienne dont il reste quelques vestiges que l’on peut visiter, une mosquée, un mausolée qui domine la ville. Pour moi le plus intéressant à été la route qui nous menait à Istrafsha, la route suit une rivière où sont aménagées des guinguettes qui doivent être très fréquentées. Notre chauffeur roule piano, piano, après les trois prunes d’hier, il semble ne pas vouloir réitérer la chose. La route s’élève peu à peu à travers des gorges semblables au gorges de la Todra au Maroc mais à la puissance dix. On franchi une zone apparemment avalancheuse vu le nombre de tunnels que l’on traverse, le bouquet final sera un tunnel d’environ 6 kilomètres dans un état lamentable pas d’éclairage la route défoncée noyée par les eaux de ruissellement, un truc incroyable à traverser avec en plus des chantiers en cours pas signalés, tout ça ajouté à la conduite démoniaque des tadjikes, c’est quelques chose. Une fois sortie de cet enfer à plus 2000 mètres, on traverse une région où le charbon est partout présent, il affleure à flanc de montagne et les trous creusés laissent à penser que les filons sont nombreux. On ose même pas penser aux conditions de travail de ces mineurs, à voir ce que l’on voit à l’extérieur c’est plutôt germinal que le 21ième siècle. On attaque ensuite, un col qui passe à 3500 mètres.
Là aussi le délire, un tunnel est en construction et l’état de la route ne semble pas être le premier souci de la DDE locale alors que la circulation est importante. Des files de camions coincés dans un virage en réfection, des voitures qui veulent à tout prix passer, un vrai cirque sur une route qui longe des à pics impressionnants et ça sur une cinquantaine de kilomètres, un véritable cahot mais à l’air libre.
On arrive à Istrafsha vers quinze heures et on part visiter les lieux accompagnés d’un prof d’anglais, historien à ses heures.
Retour à la ghesthouse, avant d’aller souper, Réginald est toujours à la diète.