de NKTT à Bamako
Donc je vous avait laissé à Atar, on est descendu par le goudron jusqu'à Nouakchott avec un stop à l'auberge ménata (je vous recommande plein centre sympa). En un an NKTT à grandi et ça construit partout. Donc une journée de repos pour la visite avant de repartir vers le Mali par la route de l'espoir. Visite au port de pêche , on en profites pour acheter des langoustes que l'on dégustera le soir pour un repas d'au revoir au trio Chantal, Patrick et Frédo car pour eux le jour de la remontée n'est pas loin. on suivra leur progression par SMS.
Pêcheurs à NKTT
on décide d'aller faire un tour du côté du fleuve Sénégal en passant par Boghé, ça permettra au trio de faire une boucle pendant que l'on descendra vers Kayes, ils remonteront vers Kiffa et la route de l'espoir. On décolle de NKTT avec un vent de sable qui ne nous quittera qu'après Boghé. Le soir bivouac dans la savane proche du fleuve, manque plus que le feulement des lions et le barissement des éléphants pour se croire à Daktari. Repas de roi au menu langouste et poissons que l'on a fait cuire au bord de la route. Le lendemain direction Konkassé enfin on croyait mais les aléas de la route nous on contraint à reduire nos ambition et après une galère à travers la brousse hors piste la plupart du temps on débarque à Touffa à la nuit. Touffa village oublié du monde on cherche une auberge un villageois s'improvise aubergiste et on on plante la tente à coté de chez lui au milieu des vaches et des anes. Soirée sympa, on est la curiosité du village et tous les momes sont là à poser des questions. On fini la soirée avec l'instituteur et l'infirmier qui nous raconte leur vie dans ce village perdu. Le repas poulet au spaghetti
Bibouac au bord du fleuve
Sénégal
En face le Sénégal
Sur la route de Konkassa
Après notre nuit à Touffa on rejoint la route de konkassa. comme nous l'avait promis l'infirmier la passe de Touffa : ça va danser, comprendre que la piste est entièrement naturelle à la limite du trial par endroit. Chose promise chose due il a fallu y aller piano piano mais ça valait le coup d'oeil. donc on se retrouve sur la piste de Kiffa à Kayes, le point de séparation avec le trio, ils remontent vers Kiffa et la France , nous on descend plus au sud vers le Mali et Kayes première étape au Mali.
En haut dela passe de Touffa
Donc on quitte le trio et nous voilà seul pour descendre vers konkassa notre dernier village mauritanien. début de descente en suivant un oued sablonneux au possible à surfer entre les accacias pas craiment facile. Je me suis posé la question du demi tour un peu angoissé quand même seul sur une piste pas évidente d'autant qu'a chaque sortie de village il fallait tourner en rond pour retrouver la piste. Heureusement mister GPS était là pour nous guider. Le parcours est quand même sympa avec des paysage qui nous font oublier l'angoisse. On passe Konkassa et on longe ensuite une lagune verdoyante et animée avant de passer au Mali en clandestin impossible de trouver un poste frontière tant en Mauritanie qu'au Mali, il est vrai que cette route est peu fréquentée sauf par des locaux. Après la frontière supposée on rentre dans une forêt de baobab avant d'arriver à Kayes. La nuit arrive, le GPS nous donne 100 kilomètres avant d'arriver on se concerte avec Marijo, on décide d'arriver à Kayes ce soir. La fin du parcours devient difficile avec un trial à chaque passage d'oued donc notre progression est lente, dans la nuit nos phares réveillent des nuées de criquets qui tombent en grappe sur nous, fermeture des ouïes obligatoire, il y en a partout, mais nous arrivons quand même à Kayes. On loge chez Momo dans l'auberge Radio locale, Momo est animateur radio la nuit, aubergiste le jour. La fatigue aidant on se fait arnaqué 10 €uros par un menuisier en grève qui devait en plus venir avec nous à Bamako. l'heure trop matinale de notre départ à du le décourager il n'était pas au rendez vous, on a quitté Kayes pour Bamako une longue étape moitié goudron moitié piste de latérite avec tole ondulée assurée. On arrive le soir à BKO et direction la grande famille Diabatté on est logé dans une de leur maison. cela nous permettra de passer une dizaine de jour à BKO pour récupérer Jean paul qui nous arrive par avion, faire les formalités de visas et les achats du matériel pour le projet Niagadina, mais ça j'en parle au prochain numéro.
Au chapitre des incidents, un choc sur le pont avant avec les vibrations de la tôle ondulée ont fini d'achever les roulements du pont qui fait un bruit d'enfer, une séance mécano en perspective en arrivant à Bamako.
Lagune après Konkassa
Un repère sur la piste de Kiffa à Kayes au passage de la frontière
notre premier village Malien, on est bien en Afrique
Sur la piste vers la frontière
on rentre dans le pays des baobabs
Criquets dans les phares
Tout droit le Mali, amis attention aux ânes
Kayes
le fleuve Sénégal à Kayes, l'ancien radier
Sur la route de Bamako au milieu des baobabs
@pluche