TOUJOURS EN AQUITAINE DE L'AUTRE CÔTE DE LA GIRONDE
Salut à vous
Après une bonne nuit à Cérons, le café est bu, un au revoir et un grand merci à Marie France et Bernard pour leur accueil, je démarre vers huit heures trente direction plus au nord vers la pointe de Graves en face de Royan où je compte poser ma tente.
Départ sous un soleil pâlichon, sur les petits routes des Landes girondines, ça sent bon le pin et la vigne je traverse le Graves.
Une route que l'on avait fait avec les vieux du Pom pour aller sur Oléron, donc je ne suis pas en terres inconnues, à l'époque cette étape avait été épique plus de cent cinquante kilomètres sous une pluie battante, il s'en parle encore l'hiver au coin du feu.
Aujourd'hui quelques gouttes sont venues mouiller la visière du casque, c'est plutôt le vent qui soufflait en rafale qui a demandé un vigilance accrue. Le vent dans le dos, la poignée à moitié, j'allumais allègrement les radars pédagogiques plus souvent au dessus de cinquante qu'en dessous. Un vent à pas mettre un surfeur dehors le spot de Lacanau était vide.
Avant Lacanau les routes sont rectilignes entourées d'immenses champs entièrement irrigués et voués à l'agriculture intensive.
Les camions de bois ne sont pas en reste et ils déboulent le pied au plancher, de Lacanau j'ai pris une route plus agréable jusqu'a Carcans à travers les collines et une vraie montagne russe, ça change des grandes lignes droites.
Direction Montalivet toujours dans le vent là aussi pas un naturiste dehors, entre le vent et le sable qui vole il ont tous revêtu la tenue d'hiver.
Montalivet/Soulac à travers, là aussi, les collines de pins à l'abri du vent, j'arrive au bac à la pointe de Grave très en avance et je décide de passer le bac pour dormir à Royan.
Je campe donc au camping la Royan un peu en dehors de la ville.
Petite mécanique d'entretien, la direction a pris du jeu, donc intervention nécessaire avant de continuer demain.
Demain direction au nord de La Rochelle, mais demain sera une autre histoire


