Sur les traces d'Alexandre le grand et de Marco Polo : le désert de Kyzylkoum et le lac Aydarkul
Salut à vous
Après une visite de fond en comble de Bukhara on reprend la route vers le lac dAydarkul en traversant le désert de kyzylkoum avec un stop à Nourata, dominée par les ruines de la forteresse d'Alexandre le Grand, surtout célèbre pour sa source qui coule au centre du village. Bizarement la source est sacrée et nombre de pèlerins viennent y prendre une bonbonne d'eau.
Comme dans tous lieux de pèlerinage les marchands du temple sont là, on en profite car il n'y a pas beaucoup de monde pour faire quelques emplettes manière d'améliorer leur chiffre d'affaire.
Nourata est située dans l`endroit le plus montagneux de la région de Navoï. Elle est entourée de la chaîne de montagnes Nourata qui s`étend à 170 kilomètres de Djizzakh et la Grande steppe jusqu'à Navoï et désert de Kizilkoumes.
La légende raconte que cet endroit fut découvert par des gens ayant longuement erré au désert.
Déçus de ne pouvoir trouver l'abri, les voyageurs ont vu brusquement le rayon de la lumière et s'y dirigèrent attirés par son scintillement.
Les historiens lient la fondation de la ville à la forteresse Nour (se traduit comme «rayon», «rayon de lumière») construite dans la région par Alexandre le Grand au IVe siècle avant notre ère. Les ruines de la forteresse dominent encore la ville
Une des légendes raconte qu'un météorite en tombant créa une source d'eau curative.
La mosquée Jouma est une de plus grandes coupoles en Asie Centrale et le mausolée qui abrite les reliques de Nour-ata le Saint («nour» - «rayon de lumière», «ata» - «père»).
Aujourd`hui l'ensemble porte le nom de «Tchashma» (Source). IL est agréé que l`eau de la source est sainte. Sa température constante est égale à +19°C. L'eau a des vertus thérapeutiques. Les poissons sans écailles - marinkas (espèces de truites) nagent dans la source. L'eau de la source comme les poissons sont considérés saints - la raison pour laquelle il est interdit de les pêcher et consommer.
Nourata est le seul endroit en Ouzbékistan où est conservé le système exceptionnel des kyariz - canaux souterrains de conduite d'eau alimentés par la sainte source encore exploités aujourd'hui. La mosquée Namazgah est connue par sa couverture originale comprenant vingt-cinq coupoles.
On quitte Nourata, pour le Lac Aydarkul, on traverse un désert de sable, un erg en quelque sorte, couvert d'herbe à chameau, point de Camel pour l'instant mais des troupeaux de moutons et de chèvres qui broutent par ci par là.
Ce lac n'a rien de naturel, il est la conséquence d'une époque productiviste il fallait faire pousser du coton partout y compris sur le sable. Donc qui dit irrigation dit barrage, qui dit barrage dit grosse quantité d'eau pour irriguer.
Dans son grand génie, l'homme décide de barrer le Sry Daria qui se jette dans la mer d'Aral, pour irriguer le désert et produire le coton demandé par le voisin d'à côté la Russie. créant ainsi le réservoir de Chardara au Khazakhstan.
C'était sans compter sur dame nature qui dans les années 1970 a décidé de rompre le barrage, sauf qu'elle aussi elle n'a pas tout maitrisé en décidant de casser le barrage, en fait l'eau au lieu de partir vers sa destination originelle, a décidé de partir vers le désert.
Le problème, c'est qu'aujourd'hui l'homme n'ayant pu maîtriser les eaux voit le niveau du lac monter, monter, monter au point de dépasser ce qu'il reste de la mer d'Aral.
C'est devenu un grand lac d'eau légèrement salée, en effet ici se trouvait la mer de Thétis et les sols sont gorgés de sel.
C'est devenu un refuge pour les oiseaux migrateurs, car il est très poissonneux.
Nous passerons la nuit dans un camp de yourtes aménagé dans le désert.
Un chamelier du coin, nous a proposé ses service pour une balade sur un de ses chameaux un vrai à deux bosses, mis à part Jo, on a tenté l'expérience.
Résultat, je me demande encore comment faisaient les caravaniers pour parcourir autant de distance sur ces animaux, on tangue comme sur un bateau, pas étonnant qu'on les a appelé vaisseaux du désert.
Bref c'est aussi confortable qu'un cannasson.
Avant de quitter le lac pour Samarkande, un petit bain matinal dans les eaux limpides manière de ce réveiller.
Pas rassurée, elle a quand même osé et elle est partie dans le soleil couchant à la découverte du désert






