SUR LES TRACES D'ALEXANDRE LE GRAND ET DE MARCO POLO :
Mardi 12
Nous avons vaincu les sommets des dunes chantantes dans le parc national d'Altyn Emel (3 km de long et altitude de 150 m).
La montée était dure, mais la descente sur les fesses a été plus rapide et plus amusante.
Sur les 540 000 hectares du parc on trouve une faune et flore très riche.
Les chevaux de Przewalskis et les ânes Koulans y vivent en parfaite liberté.
Les ânes Koulans ou de Koulan
Le Koulan appartient à une espèce quasiment disparue : il ne resterait que 20.000 individus, essentiellement en Mongolie, dans le désert de Gobi.
Cet âne sauvage est capable de creuser dans le lit des rivières à sec pour atteindre des nappes souterraines et s'abreuver. Les éleveurs nomades utilisaient autrefois ces trous pour avoir accès à l'eau même pendant la saison sèche.
L'hémione (et sa sous-espèce : l'onagre)
Il occupait auparavant un vaste territoire allant de la Palestine à la Chine mais il ne subsiste aujourd'hui, à l'état sauvage, que dans quelques îlots désertiques ou semi-désertiques de la Mongolie, du Kazakhstan, de l'Iran, du Plateau Tibétain. Il souffre de la concurrence de l'homme : en particulier du pastoralisme qui empiète sur son espace vital mais aussi du braconnage.
A l'exception de la Mongolie, l'hémione est partout ailleurs une espèce considérée comme très menacée.
Plus grand que l'âne (300 à 350kg), l'hémione est réputé particulièrement farouche et indomptable.
Il apparaît dans la littérature occidentale grâce à Balzac. Mais qui sait que la Peau de Chagrin est le nom donné au cuir d'Onagre ?...
Le cheval de Przewalski
Autre équidé sauvage d'Asie, les Mongols l'appellent takh.
Découvert en 1879, ce cheval n'a jamais été domestiqué mais, abondamment chassé et capturé pour alimenter les zoos, il a disparu de son milieu sauvage dès 1969.
Sa survie actuelle dans des parcs zoologiques n'est pas sans poser de gros problèmes de gestion de la consanguinité.
De petits noyaux de population ont pu être réintroduits en Chine, en Mongolie et... en France !
Vous pouvez en effet apercevoir ces chevaux en Lozère, sur le Causse Méjean.










