Sept Mob's au Col des Sept Frères
Salut à vous !
Jean Michel notre nouveau Monsieur Météo en l'absence du Général a toujours un oeil rivé sur sa guitare et l'autre sur son smartphone ouvert sur la page de Météo France.
Mardi, il lance une alerte beau-temps pour jeudi. Aussitôt le téléphone commence à chauffer et c'est sept mobeurs qui se portent volontaires pour une belle virée du côté du Pays de Sault.
Un avant-test avant le départ du BlueRaid Corsica, je me charge de faire un parcours aux petits oignons, pas moins de quatre cols au menu dont un Hors-Catégorie pour les coureurs du Tour de France : le Col de Pailhères que nous franchirons, modestes, par le côté le moins raide.
Rendez-vous est pris à neuf heures pétantes chez le Frangin, toute la troupe sera à l'heure pour les derniers réglages avant le départ, pour rejoindre José, son chopper et pour un dernier café.
Vers dix heures la troupe s'élance pour une boucle d'environ 160 kilomètres avec au programme donc quatre cols à escalader
Le col des Sept-Frères, la Chioula, Pailhères et le Col du Portel à la sortie de Quillan.
Direction Puivert, manière de faire un coucou au château, Nébias et avant le Col du Portel on vire à droite direction le Pays de Sault, via Coudons, la route commence à grimper doucement mais sûrement à travers les bois, les péteuses vont bon train pas de problème à l'horizon.
Regroupement au sommet, pour une arrêt pipi et là commencent les ennuis.
Gérard regarde sa roue avant se dégonfler lentement, première crevaison, il réparera sous les quolibets et les sarcasmes de la troupe, d'autant plus de sarcasmes qu'il (sûrement pour faire des économies) avait une vieille chambre à air à moitié pourrie. Le frangin lui perd la béquille de la mob, la même mésaventure arrivera à Gérard un peu plus tard.
La faim faisant sortir le loup du bois, elle fait aussi arrêter les mobeurs au moindre coin d'ombre approprié pour lancer les agapes.
C'est à Prades au pied du monument aux morts que l'on se pose, les sacs sont vidés de leur victuailles, on ne va pas trépasser de faim ... mais avant tout l'apéro.
Jean Michel, en mobeur avisé, a ramené une petite bouteille de Jaune, après les victuailles ce sont les gobelets qui sortent du sac sauf que certains les ont oubliés et il a fallu s'adapter.
Une boîte de Jambonneau de haute qualité est vidée ainsi qu'une boîte d'olive, tout ça fera l'affaire et après tout qu'importe le flacon pourvu qu'on ait le jaune.
José en profite pour regarder si sa bougie est de la bonne couleur, visite rapidement les billes de son vario qui ont la facheuse habitude de jouer les filles de l'air. Tout va bien, mais il est tout juste rassuré avant d'attaquer la Chioula
Une fois sustentée, la troupe reprend son chemin, la pause a fait du bien aux péteuses. Malgré les doutes de certains l'excursion s'effectue sans problème, au train pour les Huns, les poignées dedans pour les Ostrogoths et la poignée à moitié pour ceux qui sont en rodage.
Arrêt/regroupement en haut du col de la Chioula avant la descente jusqu'au pied du Col de Pailhères.
Jean Michel en délicatesse avec son pot d'échappement cherche vainement un bout de fil de fer pour réparer sa belle monture.
Bien évidemment la descente se fait à donf, le goudron est dans un bon état alors les kités font jouer les chevaux, mais pas pour longtemps car dans la foulée on attaque le Pailhères et là c'est une autre histoire la mob deJosé rend son tablier, impossible de grimper les première pentes il est vrai assez dures du col.
Après avoir essayé de pousser, de tirer son rutilant "Chopper" même en lui promettant une nouvelle bougie, de l'essence dopée ... rien ni fait.
Il prendra la décision de faire demi- tour, non sans avoir tenté en vain de grimper la Chioula, il redescendra vers Ax-les-Thermes pour rejoindre Chalabre.
Le reste de la troupe après un arrêt entame le reste de la montée. Elle se passe à peu près bien mais tous mettront du jarret pour arriver au sommet. Pour ma part, alors que la péteuse a escaladé Envalira sans problème, le vario me pose quelques soucis car les billes ont tendance à se coincer. Mais finalement c'est assis à six que l'on arrivera au sommet.
Ensuite descente vers Axat, vertigineuse qu'elle est avec des lacets serrés à fort pourcentage, quelques costauds de la bicyclette grimpent malgré tout. Nous ont se dit que l'on a bien fait d'attaquer le col de l'autre côté.
Après la descente rapide direction Axat par les gorges de Saint-Georges, la route est meilleure que lors de notre premier passage mais il y a quand même des gravillons et des caillous qui traînent par-ci par-là.
Ce passage sera fatal au pneu arrière du frangin. Déjà bien fatigué il rendra l'âme après deux tentatives de réparation.
Nous on continue pour appeler la dépanneuse car dans les gorges le portable ne passe pas.
Une fois alertée, on laisse le frangin sur un parking et on file à donf dans les gorges de la Pierre-Lys, à Quillan je retrouve le frangin un fourgon bien veillant l'a ramassé au passage et l'a déposé devant la gare de Quillan où l'Ange Marie viendra le récupérer , lui et sa mob.
Nous partîmes à Sept, c'est à Cinq que l'on ira prende des nouvelles de José qui a réintégré Chalabre sans problèmes du moment que ça ne monte pas trop.
Rassuré on le quitte et on retrouve le frangin chez lui presque en train de changer ses pneus.
Une belle journée de test pour la Corse, à un mois du départ il y a encore quelques réglages à faire.
Au bilan :
- trois crevaisons.
- deux béquilles.
- un pot d'écappement.
- un kit foireux.


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