Transpireneos : le juge de paix
Salut à vous
Après une nuit de repos à Saint Jean Pied de port, toute la troupe est prête pour affronter le juge de paix du parcours. Si nos péteuses passent là aucun problèmes elles passeront partout ou presque.
La tension montait dès le lever du jour, le départ étant prévu à 10 heures, l'étape n'est volontairement que d'une trentaine de kilomètres. Pour calmer la troupe petite balade matinale dans la ville, on croise quelques pélerins en forme ceux là descendaient du bus pour commencer leur "Camino", d'autres ont la démarche claudiquante du pélerin qui éclaire la route du matin au soir avec les ampoules qui constelle ses pieds, d'autres sur des vélos de grande classe paradent dans la rue peut être pour évacuer le stress car la suite qui est prévue pour eux comme pour nous c'est le Col d'Ibaneta pour rejoindre Roncevales.
Le départ est donné en temps et en heure, le convoi démarre plein pot en direction du col. Les premières pentes débutent à proximité de Valcarlos, par deux lacets raides. Toutes les péteuses passent allègrement ce premier obstacle. La suite se fera pour certains tranquille. Pour moi, il aurra fallu donner du jarret, la 92 a du mal, d'habitude elle monte au train, il y a un truc qui déconne.
Je soupçonne la courroie qui patine, je découvrirais autre choses à l'étape. Bref toutes les péteuses ont passé ce cap sans trop de problème, la suite s'annonce prometteuse.
Une rencontre au sommet avec un pèlerin cycliste Polonais qui arrivait tout droit de Varsovie sur son vélo. L'occasion pour nous de lui faire profiter de notre repas, le bougre n'avait pas du manger ni bu depuis Lourdes car il a ingurgité tout ce qu'on lui proposait.
Le soir un peu de mécanique pour toutes le péteuses, la mienne grimpait pas trop bien et pour cause le Carbu était à deux doigt de tomber et la courroie bizaremment détendue au bord de la rupture.